Chaque semaine, des millions de téléspectateurs regardent Philippe de Villiers commenter l’actualité sur CNews dans son émission Face à Philippe de Villiers. Son nom circule dans les médias, dans les librairies et sur les réseaux sociaux. Le nom de son épouse, en revanche, n’apparaît presque jamais. Dominique de Buor de Villeneuve, née le 4 octobre 1950 à Valenciennes, dans le Nord, est mariée à l’ancien député européen et fondateur du Puy du Fou depuis le 28 décembre 1973. Le couple, uni à Nantes, a eu sept enfants et reste marié à ce jour. À 75 ans, Dominique de Buor de Villeneuve ne possède aucun compte public connu sur les réseaux sociaux et n’a accordé, à la connaissance des sources accessibles, aucune interview depuis le seul portrait télévisé qui lui a été consacré il y a plus de trente ans.
Un couple formé entre familles voisines de Vendée
Le reportage de France 2 diffusé le 30 mars 1995, réalisé par Jeff Wittenberg et archivé par l’INA, reste le document le plus complet sur la vie de Dominique de Villiers — comme la presse la désigne parfois. On y apprend que les familles Buor de Villeneuve et Le Jolis de Villiers de Saintignon étaient voisines. Philippe et Dominique se connaissent depuis l’enfance.
Le journaliste la décrivait comme une mère de famille avant tout , consacrant « pratiquement tout son temps » à ses enfants. Elle n’accompagnait son mari que rarement en meeting, mais « ne lui fai[sait] pas de cadeau » quand il s’agissait de commenter ses prestations publiques. En dehors de la politique, le couple partageait un goût pour « le sport, le tennis, les balades à vélo » et « le football ». L’article de Gala publié en mars 2026 ajoute que Dominique est décrite comme une catholique très pieuse, proche d’une religieuse désignée sous le nom de sœur Regina.
Ce portrait de 1995 a été tourné dans le contexte de la première candidature de Philippe de Villiers à l’élection présidentielle, sous l’étiquette du Mouvement pour la France. Depuis, aucune autre apparition médiatique substantielle de Dominique n’est documentée.
Une famille de la noblesse poitevine
Dominique Marie Elyette de Buor de Villeneuve — son nom complet tel qu’il apparaît dans les arbres généalogiques consultés sur Geneanet — est issue d’une famille inscrite sur la liste des familles subsistantes de la noblesse française. Les Buor de Villeneuve, originaires du Poitou, sont recensés avec une extraction remontant à 1545, et figurent à l’Association d’entraide de la noblesse française depuis 1957.
Son père, le comte Henri de Buor de Villeneuve, né en 1924, est décédé en janvier 2024 dans sa centième année. La cérémonie religieuse a eu lieu le 17 janvier 2024 en l’église de Saint-Denis-la-Chevasse, en Vendée, selon l’avis publié dans le Carnet du Jour du Figaro. L’annonce mentionne parmi les enfants du défunt « M. et Mme Philippe Le Jolis de Villiers », confirmant le lien familial. Sa mère, Nicole de Feraudy, est décédée en 1991. Son frère Bernard de Buor de Villeneuve apparaît dans le registre du commerce comme co-dirigeant d’une société civile immobilière familiale.
Sept enfants entre ordres religieux et Puy du Fou
Les sept enfants du couple — Caroline, Guillaume, Nicolas, Marie, Laurent, Bérengère et Blanche — ont tous été, selon le Nouvel Obs (décembre 2011), « scouts et pensionnaires en institutions catholiques ».
Nicolas de Villiers, né en 1979, préside le Grand Parc du Puy du Fou depuis 2012, prenant la suite de son père à la tête du complexe touristique vendéen. Marie est devenue sœur Marie de Saint-Martin, dominicaine du Saint-Esprit, enseignante en littérature. Elle est apparue sur CNews en septembre 2025, déclarant : « Nous avons promis de vivre pauvrement. C’est pourquoi nous n’avons pas de salaire ni de compte en banque. » L’article Wikipédia consacré à la famille Le Jolis de Villiers indique qu’une autre fille a été élue prieure générale des Dominicaines du Saint-Esprit en avril 2025. Philippe de Villiers est aussi le frère du général Pierre de Villiers, ancien chef d’état-major des armées (2014–2017), ce qui place la famille au croisement des sphères politique, militaire, religieuse et entrepreneuriale.
L’affaire Laurent de Villiers
En 2006, Laurent, le troisième fils du couple, a accusé son frère aîné Guillaume de viols commis durant l’enfance, entre 1994 et début 1997 selon ses déclarations. Laurent a raconté que ses parents lui avaient demandé de pardonner et de se taire. Philippe de Villiers a publiquement soutenu Guillaume.
La justice a prononcé un non-lieu en décembre 2010, décision annulée par la Cour de cassation en 2011. La cour d’appel de Lyon a rendu un second non-lieu le 2 octobre 2012, définitivement confirmé. Laurent de Villiers a publié son récit dans Tais-toi et pardonne ! (Flammarion, 2012) et vit depuis dans le Nebraska, aux États-Unis, coupé de sa famille selon ses propres déclarations.
Une activité limitée au patrimoine immobilier familial
Selon les données du registre du commerce accessibles via Pappers, Dominique de Buor de Villeneuve figure comme dirigeante de la SCI La Marchegaizière, une société civile immobilière basée au Champ-Saint-Père, en Vendée, créée en 1964. Le registre mentionne son nom marital « Dominique Le Jolis de Villiers de Saintignon » et indique une date de naissance en décembre 1950 — une divergence par rapport au 4 octobre 1950 mentionné par les sources généalogiques, vraisemblablement liée à une approximation dans le fichier administratif. Aucune autre activité professionnelle publique n’est documentée.
Sources : INA | Gala | Le Figaro – Carnet du Jour | Wikipédia – Philippe de Villiers | Pappers – SCI La Marchegaizière

