Posons-le tout de suite, parce que c’est la question que tout le monde tape dans Google : non, Laurent Jacobelli n’a pas de compagnon connu. Ni compagne, ni épouse, ni enfant identifié dans l’espace public. Le député RN de la Moselle, désigné en juillet 2026 porte-parole de la campagne présidentielle de Marine Le Pen, verrouille cette partie de sa vie depuis au moins 2021. Et pour l’instant, personne — ni un média, ni un proche, ni lui-même — n’a fait bouger cette ligne.
Ce qui n’empêche pas la requête de tourner. Elle a même rebondi ce mois de janvier 2026, après une phrase qui a fait pas mal de bruit à l’Assemblée. On y revient plus bas.
La seule fois où il a vraiment parlé de sa vie privée
C’était en juin 2021. Laurent Jacobelli était candidat aux régionales dans le Grand Est, et un journaliste de L’Union lui posait des questions un peu insistantes sur son domicile à Troyes. À un moment, il coupe : J’habite Troyes. Le reste, c’est ma vie privée. Puis, un peu plus tard : « Je n’ai absolument rien à cacher mais…, en expliquant qu’il refuse de rentrer dans le débat parce que ses adversaires cherchent selon lui à démontrer qu’il n’est pas Troyen.
C’est court, c’est net, et c’est resté sa position pendant cinq ans. Depuis, il a été élu député en 2022, réélu en 2024 avec 54,41 % dans la 8ᵉ circonscription de la Moselle, nommé vice-président du groupe RN, puis porte-parole de la campagne présidentielle 2027 le 6 juillet 2026 — et pas une seule fois il n’a évoqué un conjoint ou un partenaire, que ce soit dans le grand entretien à France Inter en juillet 2024, dans ses passages sur TF1 et LCI, ou dans ses interventions à Public Sénat cette année.
Pourquoi la question revient en 2026
Le 22 janvier 2026, pendant l’examen d’une résolution sur les Frères musulmans, il lance aux bancs de La France insoumise : Si vous voulez lapider les homosexuels, votez LFI. La séance est suspendue, il est rappelé à l’ordre, Le Figaro, BFMTV, LCP et actu.fr reprennent la séquence en boucle. Et là, forcément, une partie du public se met à s’interroger sur son propre rapport à ces sujets, sur sa sphère intime, sur son orientation. C’est aussi ça qui fait remonter la requête « Laurent Jacobelli compagnon » dans les tendances.
Sauf qu’il n’a pas commenté sa propre situation à cette occasion. Ni à aucune autre. Et aucun média sérieux ne l’a fait à sa place, tout simplement parce qu’il n’y a rien à documenter.
L’histoire du Mathieu Dupont : c’est du vent
Il faut en parler, parce que plusieurs sites — nhrfrance.fr en tête — racontent depuis 2024 qu’il serait en couple avec un entrepreneur prénommé Mathieu Dupont, patron d’une société Tech for Good, rencontré en 2017 lors d’une soirée caritative. Le même article le fait naître à Saint-Denis, dans une famille modeste.
Le problème, c’est que rien ne tient. Laurent Jacobelli est né à Thiais, dans le Val-de-Marne, le 13 octobre 1969 — c’est écrit noir sur blanc sur la fiche officielle de l’Assemblée nationale. Aucune photo du fameux Mathieu, aucun communiqué, aucune apparition publique commune, rien à l’AFP, rien au Monde, rien au Figaro, rien au Républicain lorrain, rien au Temps. Le prénom et le nom sonnent d’ailleurs comme un placeholder — deux des plus courants en France. C’est le genre de contenu qu’on fabrique pour capter une requête, pas pour informer.
L’autre concurrent en tête sur ce mot-clé, franzine.fr, est plus prudent : il ne nomme personne, mais il empile les formules molles (mystère, discrétion, il préfère garder ça loin des caméras) sans jamais citer une seule source primaire. Ni l’entretien de L’Union, ni la fiche de la HATVP, ni la notice de l’Assemblée n’apparaissent chez lui. C’est du remplissage.
Marié ? Père ? Ce que disent les documents
Sur la fiche de la Haute Autorité pour la transparence de la vie publique, il y a bien une rubrique « partenaire lié par un pacte civil de solidarité ou concubin ». Mais attention, c’est un intitulé standard, obligatoire, présent sur toutes les déclarations HATVP — sa présence ne prouve pas qu’un partenaire existe dans le cas de Jacobelli. Aucun acte de mariage n’apparaît dans le domaine public. Aucun enfant n’est mentionné dans sa communication, ni dans sa notice biographique officielle, ni dans les portraits que lui ont consacrés Le Temps en 2022 ou La Semaine en Moselle.
Ça ne veut pas dire qu’il n’a personne dans sa vie. Ça veut dire, très précisément, qu’aucune source publique fiable ne permet de l’affirmer. La nuance est importante, parce que c’est exactement là que les sites SEO glissent leurs inventions.
Et son orientation, alors ?
Il n’en a jamais parlé. Ni dans un sens, ni dans l’autre. On ne peut pas déduire quoi que ce soit de ses interventions parlementaires — même de celles qui portent sur les droits des personnes LGBTQ+ — parce que la position politique d’un élu et sa vie intime sont deux choses distinctes, et parce que rien dans ses propos publics n’a jamais visé sa propre personne. Tirer une conclusion là-dessus, c’est faire exactement ce que les sites d’agrégation font, et c’est justement ce qu’il faut arrêter de faire.
Ceux qui cherchent une réponse plus juteuse vont être déçus. C’est comme ça. Un député a le droit, même très exposé médiatiquement, de ne rien dire de sa sphère privée — et Jacobelli en use fermement.
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Sources : L’Union — entretien du 13 juin 2021 | Assemblée nationale — fiche du député | HATVP — fiche Laurent Jacobelli | Le Figaro — séance du 22 janvier 2026 | Le Temps — portrait


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