Aucune source fiable ne documente le mariage de Judith Waintraub. La journaliste, née en 1963 à Boulogne-Billancourt, est grand reporter au Figaro Magazine et chroniqueuse régulière sur CNews et Europe 1. Elle n’a jamais évoqué publiquement l’identité d’un éventuel conjoint, et aucun registre de presse, profil professionnel ou notice d’autorité ne mentionne de situation conjugale.
Plusieurs pages Facebook et blogs prétendent révéler « le mystère de son époux ». Aucun de ces contenus ne cite la moindre source. L’un d’eux, publié par « magazine-economie » sur Facebook, a depuis été supprimé (erreur 404). Cet article s’appuie exclusivement sur des sources vérifiables.
Du Quotidien de Paris au Figaro Magazine
Judith Waintraub a débuté au Quotidien de Paris, journal fondé par Philippe Tesson, où elle dirigeait la rubrique « société » au début des années 1990. Après la disparition du titre en 1994, elle a intégré le service politique du Figaro pour suivre la droite française. Depuis 2010, elle est grand reporter au Figaro Magazine, où elle signe des enquêtes de fond sur l’immigration, la justice pénale, l’audiovisuel public et les questions identitaires.
Le lien avec Philippe Tesson a traversé les décennies : Judith Waintraub était présente à ses obsèques, le 10 février 2023, en l’église Saint-Germain-des-Prés à Paris.
En 2001, elle a publié chez Flammarion « Michel Rocard : Entretien avec Judith Waintraub », un livre d’entretien dans la collection « Mémoire vivante ». Il s’agit de sa seule publication en librairie identifiable à ce jour.
CNews, Europe 1, LCI : une éditorialiste multi-antennes
Judith Waintraub intervient comme chroniqueuse régulière dans L’Heure des Pros sur CNews, émission où ses analyses sur la laïcité et l’immigration suscitent fréquemment le débat. Sur Europe 1, elle a tenu la chronique « L’édito politique », consacrée chaque matin à l’actualité politique. Elle est également apparue sur LCI et sur France Culture.
Sur X (anciennement Twitter), son compte @jwaintraub, ouvert en septembre 2011, affiche plus de 87 000 abonnés et 29 500 publications. Sa biographie résume sa ligne : « Libérale, résolument, et républicaine, absolument. Au Figaro Magazine et ailleurs. »
Des parents « enfants d’immigrés » : la seule confidence vérifiable
Le 10 janvier 2015, Judith Waintraub a écrit sur son compte X : « Mes parents, enfants d’immigrés, ont eu un atout formidable par rapport à leurs homologues d’aujourd’hui : une école qui faisait son boulot ! » Ce tweet constitue la seule déclaration publique identifiable de la journaliste sur ses origines familiales.
Aucun média ni aucune interview ne précise l’identité de ses parents, leur pays d’origine ni les circonstances de leur parcours migratoire. Le patronyme Waintraub, d’étymologie yiddish, est fréquent dans les familles d’Europe centrale et orientale. Plusieurs blogs en déduisent une « famille juive ashkénaze », mais cette conclusion repose uniquement sur l’onomastique — aucune source primaire ne la confirme.
Le site foisdefrance.fr attribue aux parents de Judith Waintraub la phrase « Est-ce que c’est bon pour les juifs ? » prononcée lors des élections, sans citer de source. En l’absence de référence vérifiable, cette citation ne peut être considérée comme établie.
La polémique du 11-Septembre 2020
Le 11 septembre 2020, Judith Waintraub a commenté sur Twitter une vidéo diffusée par BFMTV montrant une étudiante voilée, prénommée Imane, proposant des recettes de cuisine à petit budget. La journaliste y voyait une « promotion efficace du voile islamique » le jour anniversaire des attentats du World Trade Center.
Les réactions ont été polarisées. Gérald Darmanin, Xavier Bertrand, Valérie Pécresse et Manuel Valls ont soutenu la journaliste après qu’elle a reçu des menaces de mort, dont une évoquant l’attentat contre Charlie Hebdo. À gauche, la ministre Nadia Hai et plusieurs élus ont dénoncé un « tweet islamophobe ». La Société des journalistes du Figaro a condamné les menaces. Libération a critiqué le soutien politique unilatéral. Judith Waintraub a maintenu sa position.
Transactivisme : une enquête et de nouvelles menaces
Judith Waintraub a cosigné dans Le Figaro Magazine une enquête sur le transactivisme avec Marguerite Stern, ancienne figure des Femen. Cette investigation a de nouveau provoqué des menaces de mort visant les deux auteures. Le Figaro mentionne ce contexte dans son article de décembre 2024 consacré aux poursuites de SOS-Racisme contre Marguerite Stern : « Coauteur d’une enquête sur le transactivisme qui lui a valu des menaces de mort. »
Âge, fortune, salaire : ce que les données publiques disent — et ne disent pas
Judith Waintraub est née en 1963. L’année exacte figure sur Wikipedia et Wikidata (identifiant Q3188013), mais aucune date de naissance précise (jour et mois) n’est documentée. Elle a donc 62 ou 63 ans en 2026.
Aucune source fiable ne publie son salaire ni sa fortune. Contrairement à d’autres personnalités médiatiques, elle ne figure dans aucun classement de rémunération ni dans aucune déclaration publique d’intérêts. Les chiffres avancés par certains blogs ne reposent sur rien de vérifiable.
De même, aucune information publique n’identifie d’éventuels enfants.
Pourquoi aucune donnée fiable n’existe sur son mariage
La question revient avec régularité dans les moteurs de recherche. Les articles qui prétendent y répondre — comme ceux de gambin.co, voixflash.fr ou foisdefrance.fr — admettent eux-mêmes ne disposer d’aucune donnée, avant de combler le vide par des paragraphes de contextualisation générale. Le post Facebook de « magazine-economie » qui affirmait détenir « la vérité » a été supprimé.
Dans les archives de presse, les notices d’autorité (BnF, VIAF, ISNI), sur Wikidata, sur sa page auteur du Figaro ou sur son profil Radio France, rien ne mentionne un mariage, un conjoint ou un compagnon. Cette absence signifie que l’information n’est pas publique — pas nécessairement qu’elle n’existe pas.
Plus de blogs : roger erhart fortune
Sources : Wikipédia – Judith Waintraub | Wikidata Q3188013 | Le Figaro – page auteur | HuffPost – polémique 2020 | X / @jwaintraub | Purepeople – obsèques Philippe Tesson | Radio France | Europe 1 – chroniques


1 Comment
Pingback: Mathieu Bohringer : fils de Richard, sa vie en Colombie