Karima Brikh est une journaliste et animatrice canadienne née au Québec, diplômée de l’Université du Québec à Montréal. Son prénom arabe et sa présence régulière sur CNews, en France, alimentent une question simple : d’où vient-elle vraiment ? La réponse est plus nuancée que ce que la plupart des sites répètent. Karima Brikh est québécoise de nationalité, mais a grandi dans une famille multiculturelle. Elle a elle-même décrit un foyer réunissant une mère catholique, un père agnostique, un oncle athée et une grand-mère algérienne musulmane. Le patronyme Brikh, quant à lui, renvoie massivement à la province de Béjaïa, en Kabylie algérienne — un indice généalogique que la journaliste n’a jamais démenti publiquement.
Un patronyme ancré en Kabylie
Ce que les articles concurrents ne mentionnent pas, c’est ce que le nom de famille lui-même raconte. D’après les données de la base Forebears, qui recense la distribution mondiale des patronymes, le nom Brikh est porté par environ 190 personnes en Algérie, concentrées à 99 % dans la province de Béjaïa, en Kabylie. En France, on compte 32 porteurs de ce nom, et seulement 2 au Canada. Des commentaires publiés sur la page Facebook de Pressamedia confirment cette piste : plusieurs internautes identifient les Brikh comme une famille connue de Béjaïa (anciennement Bougie). Cette concentration géographique ne prouve pas automatiquement l’ascendance directe de Karima Brikh, mais elle éclaire l’enracinement kabyle du patronyme et rejoint ses propres déclarations sur sa grand-mère algérienne.
Une famille où coexistaient quatre visions du monde
Karima Brikh a décrit à plusieurs reprises un environnement familial où la diversité des croyances était la norme. Dans cette mosaïque, sa mère incarnait le catholicisme pratiquant, son père l’agnosticisme, un oncle l’athéisme, et sa grand-mère algérienne l’islam. Cette pluralité a visiblement marqué son approche journalistique. Elle intervient régulièrement sur les questions d’identité, de laïcité et de neutralité religieuse, notamment lors des débats québécois sur le port du niqab dans l’espace public. Son regard, souvent présenté comme celui d’une observatrice entre deux mondes, puise une partie de sa légitimité dans cette histoire familiale.
Vingt ans de carrière entre Montréal, TVA et Radio-Canada
Karima Brikh a commencé sa carrière au début des années 2000 après avoir obtenu son baccalauréat en communication (journalisme) à l’UQAM — l’université la cite nommément sur sa page consacrée aux diplômés illustres. Ses premières collaborations l’ont conduite à CISM, Radio France Internationale, La Presse et le journal Voir.
En 2003, elle intègre TQS Montréal, d’abord comme documentaliste, puis comme journaliste, reporter et cheffe d’antenne. Elle anime ensuite plusieurs émissions sur VOX et devient chroniqueuse culturelle dans l’émission matinale de Radio-Canada. En 2013, TVA lui confie la présentation des coulisses de la première saison de La Voix, l’adaptation québécoise de The Voice. En 2018, elle réalise son premier documentaire, Amour Cougar : au-delà du mythe, diffusé sur ICI Radio-Canada Télé. Elle a également collaboré à Zone info sur ICI RDI, avant d’annoncer son départ de cette émission pour de nouveaux projets.
Le couple avec Mathieu Bock-Côté et le départ vers Paris
La curiosité autour des origines de Karima Brikh est indissociable de son couple avec Mathieu Bock-Côté, sociologue et essayiste québécois connu pour ses positions nationalistes et conservatrices. Leur rencontre remonte à 2011, sur un plateau de télévision québécois où elle animait et où il était invité. Lors de l’émission Histoires de couples sur ICI Radio-Canada Première, diffusée le 20 juillet 2016, Bock-Côté a décrit leur rencontre comme un coup de foudre : “Lorsque nous nous sommes rencontrés, une espèce d’unité profonde s’est nouée et s’est tout de suite manifestée.”
En 2021, Mathieu Bock-Côté est recruté par CNews à Paris. En septembre 2022, Karima Brikh publie sur Instagram un message personnel annonçant son installation en France : “J’ai quitté mon chez moi à Montréal, mon Québec que j’aime plus que tout, mon travail à Montréal qui est une grande partie de ma vie et mes amis/famille pour plonger dans cette nouvelle aventure parisienne avec mon amoureux.” Cette double localisation — Paris pour les plateaux français, Montréal pour le travail québécois — structure désormais sa vie professionnelle.
Analyste sur CNews, animatrice sur QUB Radio
En 2026, Karima Brikh maintient une activité sur les deux continents. Sur son profil Instagram, elle se présente comme “analyste politique et société” pour LCN, TVA Nouvelles et CNews. Au Québec, elle co-anime depuis 2024 l’émission Brikh-Villemure sur QUB Radio, un programme d’affaires publiques quotidien de 9 h à midi, aux côtés de Rémi Villemure. L’émission était toujours en ondes en août 2026.
Une date de naissance qui reste inconnue
Plusieurs sites attribuent à Karima Brikh des dates de naissance contradictoires. La date du 20 août 1980 circule fréquemment, mais elle correspond en réalité à Mathieu Bock-Côté, né à Lorraine dans les Basses-Laurentides. D’autres blogs avancent le 12 mars 1985 ou le 4 février 1976 à Oran, en Algérie, sans jamais citer la moindre source primaire. Aucune déclaration publique de la journaliste ni aucun document accessible ne permettent de trancher. Son âge exact n’est pas fiablement établi.
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Sources : ICI Radio-Canada | UQAM – Perspectives d’emploi en journalisme | Forebears – Brikh Surname | QUB Radio


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