Élie Kakou est mort le 10 juin 1999, à trente-neuf ans, emporté par un cancer du poumon. Plus d’un quart de siècle après sa disparition, sa vie privée reste l’un des sujets les plus recherchés à son sujet — et l’un des plus mal documentés en ligne. L’humoriste franco-tunisien, né Alain Élie Kakou le 12 janvier 1960 à Nabeul en Tunisie, n’a pratiquement rien livré de son intimité au public. Aucune relation amoureuse n’a jamais été confirmée par une source fiable. Aucun enfant ne lui est attribué dans les témoignages de sa famille. La maladie qui l’a tué, il l’a cachée à ses propres proches presque jusqu’à la fin. Plusieurs sites web diffusent aujourd’hui des informations inventées sur sa vie sentimentale — un constat vérifiable qui justifie une mise au point factuelle.
Une maladie cachée à sa propre famille
La question centrale qui entoure la vie privée d’Élie Kakou concerne sa maladie et les conditions de sa mort. Gala, dans sa fiche biographique et dans plusieurs articles dédiés, indique clairement que l’humoriste « était atteint du virus du sida » et qu’il a été « emporté par un cancer du poumon ». Sa sœur Brigitte, interrogée par Télé Star en mars 2016, a expliqué pourquoi il avait fait le choix du silence : « On a toujours protégé ma mère. Elle était cardiaque. Et ma sœur aînée venait de perdre sa fille d’une leucémie. »
Élie Kakou lui-même avait justifié ce secret auprès de Brigitte : « On fait rire la famille. Qu’est-ce que je vais aller gâcher leur bonheur en révélant que j’ai un cancer des poumons ? » Il n’a informé sa mère Suzy de son état qu’une semaine avant sa mort, selon le même témoignage. Quand la chimiothérapie avait provoqué sa chute de cheveux, il avait répondu à sa mère par une pirouette : « Je fais comme Barthez, c’est très à la mode. »
Le quotidien belge Sudinfo rapporte que des associations homosexuelles avaient déploré, après son décès, que la séropositivité de l’humoriste ait été dissimulée, « s’offusqu[ant] qu’on ait caché le fait qu’il était séropositif ». Ce débat s’inscrivait dans le contexte plus large de la visibilité du VIH à la fin des années 1990, encore largement stigmatisé dans le monde du spectacle.
Aucune relation amoureuse confirmée par une source fiable
Élie Kakou n’a jamais mentionné publiquement de compagnon ou de compagne. La dernière interview connue de l’humoriste, publiée par L’Humanité le 14 juin 1999 (réalisée fin avril, quelques semaines avant sa mort, dans son loft parisien rue de Montreuil), aborde ses films, son judaïsme, ses projets artistiques, mais pas sa vie sentimentale.
Aucun nom de partenaire n’apparaît dans le livre Élie, mon frère, publié en 2005 par sa sœur Brigitte aux éditions de l’Archipel. Le passage de Brigitte, Danièle et Nadine Kakou dans l’émission Vie Privée Vie Publique de Mireille Dumas, en 2003, n’aborde pas davantage ce sujet. Gad Elmaleh, ancien technicien lumière d’Élie devenu son ami, n’a pas non plus évoqué de vie conjugale dans ses hommages publics.
Un site web (frenchnewz.fr), actuellement bien positionné dans les résultats de recherche, affirme qu’Élie Kakou aurait eu une compagne nommée « Muriel Ouaknin » et un fils prénommé « Jonathan, né en 1988 ». Aucune de ces affirmations n’est corroborée par une source indépendante. Le nom « Muriel Ouaknin » ne figure dans aucun article de presse, aucun livre, aucun témoignage familial accessible. Ce même site indique par ailleurs une date de naissance erronée (« 25 septembre 1960 à Tunis ») et une date de décès inexacte (« 2 juin 1999 »), là où l’ensemble des sources fiables — Wikipédia, Gala, Rire et Chansons, L’Humanité, France Bleu — s’accordent sur le 12 janvier 1960 à Nabeul et le 10 juin 1999 à Paris.
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Sept frères et sœurs, un clan marseillais
La famille d’Élie Kakou est en revanche bien documentée. Son père, Joseph, originaire de Laghouat en Algérie, était sous-officier dans l’armée française. Sa mère, Suzy Valensi, née à Nabeul, était d’origine juive italienne liée à Livourne. La famille a émigré à Marseille en 1961, quand Élie avait un an, et s’est installée dans le quartier des Cinq-Avenues.
Élie était le benjamin d’une fratrie de sept : Charles (l’aîné), Nadine, Danièle, Brigitte, Michèle, Dag et lui-même. Brigitte, qui n’avait qu’un an d’écart avec Élie, est devenue sa costumière, son assistante et sa confidente tout au long de sa carrière. C’est elle qui a inspiré certains de ses personnages et qui l’a accompagné des cabarets marseillais jusqu’au Cirque d’Hiver. Le personnage de Madame Sarfati, archétype de la mère juive tunisienne, était directement inspiré de leur grand-mère.
Suzy Kakou, la mère de l’humoriste, est décédée le 29 septembre 2017. La page Facebook officielle dédiée à Élie Kakou a annoncé sa disparition en ces termes : « Après une longue et belle vie, Suzy Kakou, la maman d’Élie s’en est allée dimanche soir, paisiblement. » Plus récemment, Charles Kakou, le frère aîné surnommé « Charly », s’est éteint le 30 juillet 2026 à l’âge de 81 ans, comme l’a rapporté le carnet des avis de décès de La Provence. Il a été inhumé au cimetière juif des Trois-Lucs à Marseille, où repose également Élie.
Jacqueline Kakou : une homonyme, pas une parente identifiée
Le nom « Jacqueline Kakou » apparaît fréquemment dans les recherches associées à Élie Kakou. Il s’agit d’une actrice française créditée sur IMDb et Allociné pour un unique rôle : celui de « la mère de Frédéric » dans le film Énorme (2019), réalisé par Sophie Letourneur, avec Marina Foïs et Jonathan Cohen. Aucune source publique fiable — ni Wikipédia, ni les témoignages familiaux, ni le livre de Brigitte Kakou — ne mentionne de Jacqueline parmi les sept frères et sœurs de la fratrie Kakou. Il peut s’agir d’une homonyme sans lien de parenté, ou d’une parente éloignée, mais aucune connexion n’est documentée.
L’héritage de Brigitte et l’association Les Enfants d’Élie
En janvier 2001, Brigitte Kakou a concrétisé un souhait formulé par son frère de son vivant en fondant l’association Les Enfants d’Élie, destinée à apporter du rire aux enfants malades ou en difficulté. Les bénéfices de son livre Élie, mon frère sont reversés à cette association. En janvier 2026, France Bleu Provence lui a consacré un reportage à l’occasion de ce qui aurait été le 66e anniversaire de l’humoriste. Le 10 juin 2019, pour le vingtième anniversaire de sa disparition, un spectacle intitulé Élie Kakou, eh ben alors… 20 ans déjà avait réuni au Cirque d’Hiver des artistes comme Gad Elmaleh, Kev Adams, Patrick Bruel et Michel Drucker, diffusé ensuite sur France 3.
Sources : Gala | Wikipédia | L’Humanité | France Bleu Provence | La Provence / Gala (décès Charles Kakou)


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