Jad Zahab est né en 1994 à Montpellier de deux parents libanais. C’est lui-même qui le précise dans son premier livre, La France est une chance (2019), récit autobiographique dans lequel il raconte sa quête d’identité en tant que Franco-Libanais grandi dans l’Hérault. Porte-parole et secrétaire national de Renaissance chargé de la laïcité, il est devenu l’un des visages médiatiques du parti présidentiel — et ses prises de position sur l’identité nationale alimentent régulièrement la curiosité du public autour de ses propres racines.
Un enfant de Prades-le-Lez, entre Montpellier et le Liban
Jad Zahab a grandi à Prades-le-Lez, commune de la banlieue nord de Montpellier, où il a effectué toute sa scolarité, comme il le confirme dans une interview à Midi Libre en février 2022. Le nom « Zahab », qui signifie « or » en arabe, et le prénom « Jad », courant au Liban, signalent une filiation libanaise que l’intéressé revendique ouvertement.
Ses parents, tous deux libanais, se sont installés en France avant sa naissance. Sur la quatrième de couverture de La France est une chance, publiée aux éditions des Trois Colonnes, l’auteur est décrit comme « Français né de deux parents libanais ». En revanche, Jad Zahab n’a jamais rendu publics les prénoms ni les professions de ses parents. La seule parente identifiable dans les sources est sa tante, Lina Hawchar-Zahab, directrice de banque au Liban et militante de la société civile, citée dans un reportage du HuffPost en septembre 2020 après l’explosion du port de Beyrouth. L’article précise que « quasiment toute la famille » de Jad Zahab vit au Liban. Il n’existe pas non plus d’informations publiques fiables sur sa situation sentimentale ou sa vie privée au-delà de son engagement politique.
La binationalité comme identité publique revendiquée
La question des origines traverse toute la parole publique de Jad Zahab. En 2019, invité sur RFI pour présenter son livre, il décrivait l’ouvrage comme « un récit à la première personne de la quête d’identité d’un binational dans la société française des années 2000 ». Dans une lettre ouverte au président Macron publiée par Midi Libre en octobre 2019, il écrivait : « Élevée ici mais d’ailleurs, une génération entière a grandi déracinée. Écartelées entre le souvenir vif d’une culture familiale incarnée par leurs aïeux et celle dont elles ont automatiquement hérité, des centaines d’âmes ont grandi dans le brouillard de leurs identités. »
En juin 2024, en pleine campagne des législatives, il a publié sur X un message qui éclaire directement le lien entre sa visibilité politique et les recherches sur ses origines : « Né en France, pour la première fois depuis trente ans, on met en doute directement ma loyauté et mon attachement à mon pays, parce que mes parents sont venus d’ailleurs. Vertige d’être assigné à des origines — dont je suis fier — qui feraient de moi un citoyen de seconde zone. »
De Sciences Po au secrétariat national de Renaissance
Son parcours universitaire l’a conduit de l’hypokhâgne à Montpellier à Sciences Po Lille, où il a cofondé en 2013 le Parlement des Étudiants, une association de simulation parlementaire invitée à l’Assemblée nationale dès avril 2014 par le président Claude Bartolone. Il a ensuite obtenu un master en politiques publiques à Sciences Po Paris en 2018, d’après son profil LinkedIn.
Après un passage comme collaborateur parlementaire et un poste de manager chez Magellan Consulting, il a publié un second essai, Retrouver la République (mai 2021, éditions de l’Archipel), centré sur ce qu’il appelle la « crise des consentements ». En parallèle, il a multiplié les tribunes dans le HuffPost, Atlantico et Public Sénat sur la laïcité, le Moyen-Orient et les institutions républicaines.
Depuis l’automne 2025, selon son profil sur X et LinkedIn, il occupe le poste de porte-parole et secrétaire national de Renaissance en charge de la laïcité. Cette fonction, dans l’entourage de Gabriel Attal à la tête du parti, a considérablement accru sa présence télévisée. En février 2025, sur le plateau de LCI, il a déclaré que « l’identité nationale, ça n’existe pas » et que le concept serait « un fantasme de l’extrême droite », une sortie largement relayée qui, d’après le JDD, a suscité de vives réactions. C’est probablement cette visibilité polémique, combinée à son nom à consonance libanaise, qui explique en partie l’afflux de recherches sur ses origines et sa famille.
Jad Zahab ne dispose pas, à ce jour, d’une page Wikipédia dédiée.
Valérie de Bentzmann, épouse du général Yakovleff
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